Photos : Aynkán Dropsy Giménez
Vues d'exposition, C'est le réveil qui nous tue, Château de Tours, 2024 (curation : collectif Bruit Contemporain)
Malaise voyeuriste aux odeurs de fluides et de pop-corn, ambiance dégoulinante d’orgasmes et de terreur. Sarah (F)Ever est une fiction érotico‐horrifique à l’esthétique camp du cul, où les paillettes crevant l’écran sont celles de la sueur et du squirt.
Photo : Rolan Dropsy
Vue de DNSEP, La Laverie, La Riche, 2024
Coffret Sarah (F)Ever, 2023
Coffret en bois sérigraphié 32x24cm, poster 42x59cm, string sérigraphié, 3 stickers de dessins préparatoires, 4 cartes postales A6 des essayages lumière et costume, draps et fluides corporels mis sous vide, 2 tirages A5 de photographies de plateau, gélatine rouge, copie du scénario annoté et signé, poème graphique A5.
À l’honneur des fans lubriques et autres cruisers de goodies horrifiques : ce coffret est une déclaration d’amour à toustes les nerds avides de collector.
Entre prints et draps mouillés, Sarah (F)Ever se fait pilleuse de tombeur·ses pour te faire toi aussi, vivre l’extase d’être groupie.
Accumuler par peur de manquer, sous le capitalisme ça coûte cher d’être pauvre. Le média physique comme rempart à l’instabilité économique, le fan se rassure par un besoin compulsif de posséder.
Face à un flux constant d’images et d’informations, le choix restreint d’objets iconographiques s’impose ici comme une réappropriation du trop-plein, d’un capitalisme à travers ses objets, teasing d’une imagerie qui ne se contente
plus de la suraccumulation.