Lecture performée sur projection du film, suivant un répertoire de
mouvements de douleurs ; audioguide
Photo : Rolan Dropsy
Vue de DNSEP, La Laverie, La Riche, 2024.
Abordant des thèmes entre le handicap, le lit comme refuge, prison, lieu d’apprentissage, de violence et de jouissance, comme ami personnifié palliant à l’ennui et à l’isolement. De la culture comme émancipation d’un abandon médical et social, de l’amour pour le cinéma d’horreur et ses catharsis réconfortantes. Minerva en cosplay de son propre personnage, se languit au sol, se jouant de son rôle à mi-chemin entre fan lubrique et actrice indolente.
Aynkán modifie la lumière qui vire du rouge au bleu, Minerva tourne le dos, Aynkán invite le public à sortir de la torpeur de la cave et laisse Minerva derrière.
Vues de performance, C'est le réveil qui nous tue, Château de Tours, 2024. Commissariat : Collectif Bruit Contemporain.
« Il y a beaucoup d’amour dans le cinéma d’horreur, et j’ai beaucoup d’amour pour mon lit. Ma prison, lieu de toutes les premières fois, j’y pleure, j’y transpire.
Lieu d’apprentissage forcé, là où l’intimité se construit autant qu’elle y est abîmée. Soumission active, violence passive, matelas mou, pleurs étouffés.
Tous ces tueurs en série t’offrent ce que les monstres de ta vie ne t’offriront jamais : du réconfort, une fin. Pardon.»