«Sarah la fiévreuse hallucine dans son lit, ne faisant qu’un avec ses draps mouillés par ses fluides. De gémissements en va-et-vient, son matelas l’aspire peu à peu vers son inévitable petite mort, tandis qu’elle se jette à langue perdue vers l’orgasmique lumière.»
Photos : Aynkán Dropsy Giménez
Vues d'exposition, C'est le réveil qui nous tue, Château de Tours, 2024. Commissariat : Collectif Bruit Contemporain.
Métaphore libidineuse d’un isolement social et physique, barrière entre le corps handicapé qui grandit, dans la douleur et l’exclusion, se construisant dans ses violences et la catharsis expérimentale qu’offrent les images. Sarah (F)Ever est une déclamation amoureuse au cinéma d’horreur, cherche à se
conforter aux entrailles-même de sa zone d’inconfort.
À la manière de deux adolescent.es, prendre sa caméra pour se sentir un peu plus proche des scream queens, faire communauté solitaire entre soi et l’écran de télé.
“Pour Paul B Preciado le corps est un organe sexuel. Si ce lit est l’extension de moi-même quand est-il de notre sexualité à nous deux?”