aynkán dropsy giménez &
minerva melissa
bio _ statement
cv_portfolio
Photographie moyen-format, impression papier satin 100 x 75 cm. Collection privée. Installation (grille, plexiglas, banc, haut-parleurs), édition et lecture performée.

Avec le soutien de l'Atelier Calder.
Photo : Aynkán Dropsy Giménez
Vue de DNSEP, La Laverie, La Riche, 2024.

Corps en périphérie et cours de sport comme motif de violences sociales et institutionnelles, l’installation replace architectures et symboles normatifs au cœur d’une réappropriation émancipatrice.

Accompagner les récits et parcours personnels c’est interroger la place singulière de corps qui ne sont pas victimes de la société mais témoins d’un environnement immédiat.



►*aynkán dropsy giménez
►*minerva melissa
available
Attention pour le départ. 5, 4, 3, 2, 1. BIP.
C’est parti, début du test.

Retard, absence, retenue, exclusion
est une installation plurimédia, mêlant travail photographique, textuel, éditorial, sculptural et sonore.
Là où l’idée d’offrir une éducation physique et sportive à tous les enfants de l’école publique se révèle lieu autoritaire d’une institution qui délaisse et humilie. Un double abandon pour des corps en transition, celui des parents à l’école et de l’école à l’enfant. Ce matin sous la pluie où le stade témoigne de l’exacerbation de toutes les violences et des différences. Là où le dépassement du corps joue un absurde jeu de compétitivité. Un corps pas à sa place. Le sport vu comme émancipation devient symbole-même des discriminations. Une mise-à-nue des individus, dans ce temps suspendu où le corps contraint transpire, le corps sent.
La photographie sort de sa narrativité propre pour s’inscrire dans des espaces entre installation et performance. L’image s’y lit par indices, décloisonnant les pratiques à la recherche d’une expérience sensible et collective. Par le réemploi de formes, de matières et d’imaginaires communs, empruntés aux différents récits et temporalités, ces dispositifs autonomes accueillent leurs invités dans ce non-dit partagé.
Grandir entre grands ensembles et campagne, dans un flou architectural constant, un état transitoire là où les réalités s’entremêlent et font corps.

Palier 20, fin du test.
“J’ai un chtar de trois mètres de long”
Dans ce carnet de correspondance, des adolescents et adulescents nostalgiques écrivent les véritables mots d’absence qu’ils auraient aimé y inscrire. S’échapper d’un outil vecteur d’une violence institutionnelle, d’un contrôle des corps auquel on repense rarement à deux fois, qui fait de l’enfant le porteur de la honte.
Autorisation de sortie pour le cringe, du “J’ai enfumé la cuisine avec ma tartine” ou “j’ai envie de mourir”, retour à l’époque où toute douleur est réprimée et que les plus drames sont les actions les plus quotidiennes.

L’adulte bien formé ne se replonge pas dans les temps maudits du lycée.
Dans la prolongation de l’installation RARE, le médium éditorial accueille la parole libératrice dans une démarche documentaire, témoigne autour d’un déni collectif. “J’étais pas prêt pour le contrôle surprise sur la mondialisation”



RETARD, ABSENCE, RETENUE, EXCLUSION


2023-2024
works
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